Cours

La nevralgie cervico-brachiale

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Juil, 2020
Gratuit

Formation nevralgie cervico-brachiale

Formation nevralgie cervico-brachiale – Libre accès – 23 minutes

Public: kinésithérapeutes

Format: présentation commentée

La NCB – Kinésithérapeutes

La névralgie cervico-brachiale (NCB) est une pathologie de la colonne cervicale s’exprimant par l’association de douleurs au niveau du rachis cervical et d’une radiculopathie (compression d’une racine nerveuse) s’exprimant par des douleurs neuropathiques et pertes de sensibilité ou de force dans le membre supérieur. Elle touche 83,2/100 000 personnes et atteint plus les hommes que les femmes (ratio 1,6/1). Les racines nerveuses les plus concernées sont C6 et C7 : elles représentent 90% des atteintes.

Physiopathologie/Rappels anatomiques

La NCB est causée par la fermeture du foramen intervertébral où passent les racines nerveuses sortant de la moelle épinière : celles-ci vont ainsi être comprimées. Une hernie « molle » (hernie discale) ou hernie « dure » (phénomènes arthrosiques) sont généralement à l’origine de cette fermeture.

Chaque racine nerveuse est associée à un arc réflexe, un myotome et un dermatome.

Prise en charge médicale 

Le diagnostic médical est réalisé selon les signes cliniques retrouvés et des examens complémentaires (IRM et EMG). Il faut être vigilent à de possibles diagnostics différentiels, tels que le syndrome de la traversée thoraco-brachiale (symptômes similaires mais pas de syndrome rachidien), le syndrome de Parsonage Turner (névralgie du membre supérieur par atteinte axonale aigue), une compression nerveuse ou un syndrome du canal carpien.
En première intention, on réalise un traitement conservateur qui s’avère positif pour 90% des patients. Celui-ci a une durée de 6 à 8 mois et consiste à diminuer des douleurs par la médication, la kinésithérapie ou l’hypnose. Il existe également un traitement chirurgical qui sera envisagé dans certains cas spécifiques (douleurs résistantes ou intolérables malgré le traitement conservateur, apparition soudaine d’un trouble moteur et compression de la moelle épinière) : on retire le disque faisant saillie et on le remplace par une prothèse (cage). La voie d’abord la plus pratiquée est la discectomie antérieure.

Bilan masso-kinésithérapique

Celui-ci va être à la recherche des racines et nerfs en souffrance ainsi que de leur potentielles zones d’accroche, ainsi que la recherche d’éventuelles tensions musculaires.
On va dans un premier temps rechercher s’il existe d’éventuels « red flags » : ce sont des facteurs de gravité qui nécessitent la redirection du patient chez un médecin.

Les bilans morphostatiques, articulaires et musculaires sont classiques.

On réalise ensuite plusieurs tests :

  1. Test de Spurling : test foraminal. Le patient est assis, le kinésithérapeute va réaliser une extension et inclinaison homolatérale afin de fermer le foramen intervertébral. Dans cette position il va appliquer une pression axiale : le test est positif s’il y a une reproduction des symptômes. 
  2. Tests UNLT : mise en tension nerveuse
  3. Test de distraction : le patient est en décubitus dorsal, le kinésithérapeute va réaliser une traction du rachis cervical. Le test est positif s’il y a une diminution des symptômes.
  4. Test de davidson: Main sur la tête du côté douloureux, positif si douleur diminue ou disparaît.

Le kinésithérapeute recherche par la suite d’éventuelles zones d’accroches nerveuses (selon les résultats des tests UNLT). Ces zones d’accroches sont :

  1. Plexus brachial : entre les scalènes antérieurs et moyens, entre la clavicule et la première côte, entre le petit pectoral et le processus coracoïde, en avant de la tête humérale
  2. Nerf axillaire : col chirurgical de l’humérus, quadrilatère huméro-tricipital
  3. N. radial : gouttière bicipitale latérale et arcade du supinateur (entre ses deux chefs)
  4. Nerf médian : gouttière bicipitale médiale, entrée dans le rond pronateur, canal carpien
  5. N. ulnaire : en arrière du petit pectoral, gouttière olécranienne médiale, arcade d’Osborne, canal ulnaire

Rééducation masso-kinésithérapique (formation nevralgie)

Celle-ci va consister à libérer les tensions au niveau es racines et nerfs concerés, si que lib%9rer les tensions musculaires. On associe plusieurs techniques :

  1. Rééducation neuroméningée : on favorise le glissement du nerf. On travaille en « slide », sans mise en tension. On étire le nerf sur une articulation tandis qu’on le détend sur une autre.
  2. Mobilisations en ouverture foraminale : flexion, inclinaison et rotation controlatérales
  3. Tractions cervicales (efficaces seulement en association avec la rééducation usuelle)
  4. Lever de tensions
  5. Renforcement musculaire et travail proprioceptif
  6. Education du patient : conservation des résultats sur le long terme

Retrouvez de nombreux articles sur la prise en charge kinésithérapique de la NCB sur www.kineakine.com

Résumé de la formation nevralgie cervico-brachiale sur notre blog

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Total de l'apprentissage: 1 leçon Temps: 10 semaines

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    Christian 18/07/2020 au 5 h 01 min

    Merci, pour cette présentation très édifiante. j'ai retrouvé de nombreuses informations que je ne prenais pas en compte dans le diagnostic de la NCB. J'en suis ravi.